Tribune Septembre 2010
Samedi 28 août 2010
Lors du dernier conseil municipal de juin, le groupe Meudon Oxygène a voté contre la délibération proposant l’installation de caméras de vidéosurveillance dans notre ville, rebaptisées – par pudeur ? – vidéo-protection. Nous aurions pu suivre le sens des sondages (76 % des français sont pour la vidéo surveillance selon une étude IPSOS de 2008). Mais nous avons préféré voter contre pour les raisons suivantes :
1/ Plusieurs rapports officiels indiquent que l’efficacité de la vidéosurveillance n’est pas démontré.
2/ Le système choisi pour Meudon n’est pas un mécanisme de surveillance en direct puisque personne ne sera derrière les caméras : la prévention immédiate sera donc limitée.
3/ De nombreuses analyses montrent que ce système repousse la délinquance vers les zones sans caméras, au risque de déplacer le problème sans nécessairement le résoudre !
4/ La déclaration à la CNIL que nous avons demandé, afin de garantir au mieux la protection des libertés et de la vie privé, ne nous a pas été accordée.
5/ Parce que nous sommes attachés en tant qu’élus républicains à ce que chacun bénéficie du droit à la sécurité et à la tranquillité, nous sommes partisans d’une police de proximité renforcée pour prévenir la délinquance et les incivilités et faciliter les actions de répression nécessaires et proportionnées. S’il faut être intraitable avec la délinquance, il faut être encore plus dur pour ses causes. Aussi, pour notre part, nous voulons agir sur tous les leviers, éducatifs, sociaux, répressifs, loin de toute caricature.